l'importance
du collectif,
de l'échange.

De la solution trouvée à plusieurs, le sens du partage.
Est-ce que l'on trouve toujours la solution ?
La créativité doit elle être organisée, orientée ?

... oui ! par ici...


en réponse
à C.

Chère C.,

J'ai reçu ta lettre hier et elle m'a beaucoup touchée. Elle me rassure sur le fait que malgré mes longs mois d'absence, malgré les moments de doutes par lesquels je suis passée, voire les moments de désespoir parfois, les quelques trop rares moments de joie, le fait de revenir au travail va en être un moment important. Important car je n'ai pas été oubliée, important car je vais à nouveau faire partie d'une équipe, d'un ensemble.
Bien sûr il va falloir qu'on s'adapte tous ensemble à ma nouvelle situation, mais je vous expliquerai ce que je peux faire et ce que je ne peux plus faire. Qui sait, je pourrai me surprendre moi-même ! Et je fais bien évidemment confiance (et j'y compte bien) à tout le monde pour me remettre à ma place quand il le faut... comme avant quoi !
Bien sûr je vais voir des regards en coin, surprendre des chuchotements sur mon passage, des regards désolés. Mais qu'importe ! Après ce par quoi je suis passée ces derniers mois, je survivrai à çà. J'ai hâte d'être à lundi et de te revoir, de vous revoir tous et de mettre au travail !

... ça ne s'arrête pas là...

quelque chose
de vrai.
 

Effectivement, qu'il est reposant parfois de se taire en bonne compagnie.
La première gêne passée, on trouve son rythme, sa manière de procéder... mais on se retrouve obligé de faire attention à l'autre, de le regarder dans les yeux afin de le comprendre.
Plus moyen de se perdre en futilités, allons à l'essentiel !
Si la parole est ainsi moyen de se cacher, moyen de sa gêne, moyen d'enfouir l'essentiel sous une pluie de mots, la parole n'est plus un lien mais un écran.
Au fond, c'est ce qui fait peur, ce qui désarme quand on est confronté au handicap : on a soudainement conscience de ces futilités auxquelles on n'ose plus se rattacher.
L'écran tombe et on a enfin la chance de construire quelque chose de vrai, une relation riche.

... le questionnement ne s'arrête pas là...

 
le
workshop.

Notre groupe se trouve tout particulièrement affecté et d'un coup toutes les questions se posent avec des remises en questions profondes.
Prenons-nous assez de recul avec ce qui nous entoure, nous préoccupons-nous assez de l'essentiel "famille, amis"... ?
Tout cela fait réfléchir.

... un premier échange...

remise
en
question.

Comme c'est étrange de se retrouver ensemble au bureau ce matin, non pas tous ensemble puisqu'un de nos collègues a eu un accident vasculaire dans la nuit et se trouve en soins intensifs.
Notre groupe se trouve tout particulièrement affecté et d'un coup toutes les questions se posent avec des remises en questions profondes...

... première réaction...

 
L'exercice du puzzle.

L'exercice du puzzle sans communiquer ne m'a pas semblé plus difficile qu'avec la parole, au contraire même. Est-ce que cela veut dire que nous parlons trop souvent pour ne rien dire ? C'est possible.

Cela me fait penser à toutes ces réunions où nous parlons sans écouter, où nous n'échangeons pas, où nous n'attendons même pas que l'autre termine sa phrase… à ces débats qui durent et qui ne sont pas pour autant efficaces. Je pense à ces échanges futiles, sans intérêt parce que sans écoute, sans respect de l'autre !

Et si pour être plus efficace ensemble nous donnions un peu plus de place au SILENCE, simplement pour voir l'autre et ainsi construire une relation fructueuse.

... mais aussi...

 
surmonter ensemble.

Je suis contente de savoir que nous allons bientôt retravailler ensemble. Nous t'attendions tous avec impatience. Peut être as-tu des appréhensions après une telle absence ? Pour nous aussi ton absence nous a parue très longue : ta bonne humeur et ton courage nous ont manqués. Nous allons pouvoir les retrouver.

Nous t'imaginons grandi(e) par cette épreuve. Nous savons que l'entreprise va pouvoir profiter des épreuves que tu viens d'endurer. Nous savons que pour t'accueillir de nouveau parmi nous, il va falloir s'adapter : toi, nous tes collègues de travail et l'entreprise. Nous en avons tous la volonté.

Nous avons surmonté ton départ imprévu, nous surmonterons ensemble ton retour. Le premier regard des autres ne sera pas facile, il deviendra vite de l'admiration puis tout redeviendra rapidement naturel, juste plus riche en diversité.

... en équipe...

Sommes-nous
tous
semblables ?

Il est comme moi ! comme nous ! Mais qu'est ce qu'il a donc ? Comment lui demander ? Comment savoir ? Finalement à quoi bon savoir ? A quoi bon lui demander ? Il est comme tous les autres collègues

... non...

 
 
Chère C.,

Cela fait un an déjà.

J'ai appris que tu étais prête à reprendre ta place parmi nous.
Je voudrais pouvoir te dire que rien n'a changé, que ton retour ne changera rien. Je voudrais pouvoir te dire que nos regards ne changeront pas, que nous t'accueillerons comme si nous nous étions quittés hier.

Pourtant je sais que tu sais que tout a changé, que tout va changer : mon regard, le tien, les leurs. Demain est un nouveau départ.

Qu'importe les difficultés, les craintes, les doutes, les incompréhensions, je voulais juste que tu saches que nous sommes prêts à reprendre notre place avec toi et si tu es d'accord, à trouver ensemble nos nouveaux repères.

... merci... en réponse à C.

volonté
d'équipe.
 

A la lecture de cette lettre, je ressens la forte volonté de toute l'équipe d'ouvrir les bras pour accueillir celle, celui qui a été absente si longtemps et qui peut être ne sait pas bien quelle sera à nouveau sa place dans l'équipe. C'est une lettre qui va vers l'autre qui lui dit tu es toujours là avec nous surtout ne ressens aucune appréhension lors de ton retour.

Mais cette lettre montre aussi que pour l'équipe il y a, et c'est bien normal, un questionnement. Comment allons-nous l'accueillir ? comment allons-nous lui donner la place qui lui revient, quel sera notre regard sur lui, sur elle, qu'allons-nous ressentir ? Nous sentirons nous gênés ? Et comment fait quelle attitude avoir pour que tout soit comme avant ? Je pense que cette lettre est une excellente façon d'exprimer des choses qu'il n'aurait pas été facile ni probablement opportun de dire de vive voix. En cela elle facilite son retour.

... égalité des chances...


 
Mlle M.

Mlle M. est handicapée. Mais cela ne se voit pas si on n'y prête pas attention.

Et Melle M. fait tout ce qu'elle peut pour que les autres ne fassent pas attention à elle.

A l'occasion d'un changement de poste de travail, elle est confrontée à une grande difficulté d'adaptation entraînant anxiété et dépression.
En effet, Mlle M. est dans l'incapacité de communiquer avec les autres ou les relations avec les autres sont pour elles une véritable épreuve.

Alors qu'elle occupait jusqu'à présent un poste où elle travaillait seule, sur des documents, ses nouvelles fonctions lui imposent des réunions, du public et du téléphone et elle partage son bureau avec plusieurs autres personnes.

Ce handicap est apparu comme un refus de contact et son attitude est rapidement interprétée comme distante. Cela a aggravé ses difficultés par méconnaissance de l'origine réelle de son attitude.

... face au handicap...


 
le handicap.

Mlle M. s'enferme de plus en plus dans son monde. Elle ne communique plus avec ses collègues.

Elle laisse le téléphone sonner sans répondre. Elle accumule les erreurs. Devant cette attitude incompréhensible sa hiérarchie finit par demander une convocation avant sanction disciplinaire.

Le directeur ne comprend pas, elle était un si bon élément dans son ancien service si impliquée et si rigoureuse. Pourquoi manque-t-elle autant de professionnalisme ? Que se passe-t-il ? Pourquoi ne saisit-elle pas le challenge de ce nouveau poste : c'était une belle opportunité pour booster sa carrière.

Mlle M. est toujours de bonne volonté, mais elle est devenue si renfermée, si anxieuse. Le visage de Mlle M. redevient plus serein lorsqu'on lui parle de son ancien poste. Il est pourtant si répétitif et manque d'interfaces humaines. Mais peut-être que c'est cela qui lui convient.

Mais oui ! Mlle M. a de réelles difficultés à communiquer. Sa hiérarchie et ses collègues de travail ont enfin compris Mlle M. Entraide, sollicitude et adaptation des tâches ont permis à Mlle M. de mieux vivre sa nouvelle affectation.

... d'où l'importance de l'échange...